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Histoire

LA MURALE DE JORDI BONET

Durant l’hiver 1969, le sculpteur Jordi Bonet donne naissance à la murale du Grand Théâtre de Québec. Selon l'architecte Victor Prus, concepteur de l'édifice, « il s'agit, pour une des premières fois dans l'histoire de l'art contemporain, d'intégrer totalement les arts plastiques à l'architecture ».

Stimulé par cette volonté d'intégration, le sculpteur entreprend une démarche visant l'unité thématique totale entre l'œuvre et la fonction de l'édifice. Jordi Bonet et ses assistants procèdent, sans maquette, à une improvisation magistrale mais ô combien articulée, visant à donner vie à la matière. « Un cri d'amour lancé à la face du monde », dixit le poète Claude Péloquin, à qui l'on doit les textes — controversés à une époque révolue et déjà paléontologique — inscrits sur la murale.

Depuis son dévoilement en 1971, cette murale de plus de 1 000 mètres carrés témoigne avec richesse et sensibilité du but visé et atteint par son auteur : « faire de beaux murs, les gravant, les égratignant, les sculptant, leur laissant les traces de cette lutte qui est la poursuite d'une expression de beauté et que nous appelons "créer" ». Une œuvre monumentale en tryptique dont les thèmes abordent « le passé, le présent et le futur », c'est-à-dire « la mort, l'espace, la liberté ».

 

À propos de Jordi Bonet

Né le 7 mai 1932 à Barcelone, Jordi Bonet perd le bras droit dans un accident au cours de l’enfance. Son père, médecin très cultivé, l'initie à l'art roman catalan, qui restera à l'origine de son œuvre. En 1954, il s'établit au Québec, dont la lumière et l'espace l'inspireront beaucoup.

Fervent admirateur de Gaudí et de Miró, féru de mythologie et d'histoire, il s'intéresse d'abord au dessin. Par la suite, il deviendra céramiste, puis muraliste et sculpteur mondialement connu. Parmi son imposante œuvre, il a exécuté plus d'une centaine de murales en céramique, en aluminium ou en béton. On en retrouve partout en Amérique de Nord, et même en Afrique et en Asie.

Décédé le 25 décembre 1979 à Montréal, Jordi Bonet avait acquis le manoir Rouville-Campbell, au mont Saint-Hilaire, dix ans plus tôt; il y avait installé ses ateliers dans les écuries. En 1977, ce manoir était déclaré monument historique.